Radicalisation

Un phénomène de « radicalisation dans les services publics insuffisamment mesuré et contrôlé »

Le 26 juin, deux députés ont rendu un rapport intitulé « Les services publics face à la radicalisation ».

Les auteurs soulignent que « la radicalisation ne doit pas être confondue avec une pratique rigoriste de la religion ou avec le fondamentalisme.  Il convient également de distinguer les atteintes à la
laïcité de la part d’un agent du service public et un processus de radicalisation. » 

Parmi les services publics ou parapublics, les parlementaires relèvent des secteurs touchés « à des degrés divers ». Si la diplomatie, l’armée et la justice ont pris rapidement en compte le phénomène pour mieux s’en prémunir, ce n’est pas le cas du sport, de la santé, de l’université, des transports ou encore de la détention carcérale. Ils estiment, soit que les dispositifs de prévention et de détection y soient encore incomplets, soit que l’enjeu posé par la radicalisation elle-même n’y ait pas encore fait l’objet d’une prise de conscience suffisante.

Ils formulent 35 propositions destinées à renforcer les acteurs publics dans leur lutte contre la radicalisation de leurs agents comme du public.

Ils proposent  de systématiser le « criblage » des agents lors de leur recrutement par le service national des enquêtes administratives de sécurité (SNEAS).

Les deux parlementaires souhaitent que les futurs surveillants pénitentiaires, les sapeurs pompiers volontaires et professionnels, les éducateurs jeunesse ou sportifs et le personnel de maintenance des transports publics fassent systématiquement l’objet d’enquêtes administratives. Ils préconisent également de rendre le SNEAS compétent pour enquêter sur le personnel soignant et les agents de l’éducation nationale « en contact régulier avec des mineurs ».

Concernant le sport, l’État comme les collectivités devraient « utiliser davantage le levier du retrait de subventions aux structures sportives qui cautionnent ou favorisent la radicalisation de leurs membres. Ils préconisent de « redonner aux préfets la compétence de délivrer l’agrément aux associations sportives, même déjà affiliées à une fédération agrée ».

Un des mesures permet également le licenciement d’un salarié protégé radicalisé sans autorisation préalable d’un inspecteur du travail.

 

 

 

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