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[Données] La pauvreté touche d’abord les locataires

19 % des habitants de HLM sont pauvres. Mais la pauvreté n’épargne pas totalement les propriétaires de leur logement : 4 % des propriétaires vivent sous le seuil de pauvreté. Un article extrait du Centre d’observation de la société.

La pauvreté touche d’abord massivement les locataires. Près de 20 % de ceux qui vivent dans un HLM ou dans un meublé, ainsi que 14 % des locataires d’un logement non meublé du parc privé sont concernés, contre une moyenne française de 8,2 % (au seuil de pauvreté de 50 % du niveau de vie médian [1]). Chez les propriétaires, le taux n’atteint que 2 % pour ceux qui ont des emprunts en cours (les « accédants ») et 4 % pour ceux qui ont achevé de rembourser leurs emprunts.

L’écart est considérable entre propriétaires et locataires, mais cette situation est logique : c’est le plus souvent la faiblesse des revenus qui conduit à rester locataire, alors que seuls des revenus stables et relativement élevés permettent d’emprunter. Le parc HLM a justement pour fonction de loger les ménages aux niveaux de vie les plus faibles. Cette situation illustre un phénomène qui démultiplie les inégalités : en remboursant leurs emprunts, les plus aisés accumulent de la richesse, ce qui accroît leur patrimoine et, au bout du compte, leur niveau de vie. Inversement, les plus pauvres consacrent une partie parfois considérable de leurs revenus à payer leurs loyers, et n’accumulent pas de patrimoine : ils « consomment » du logement. À l’âge de la retraite, les budgets des locataires sont d’ailleurs fortement amputés par rapport à ceux qui ont achevé de rembourser leurs emprunts. Le coût du logement n’étant pas pris en compte dans les niveaux de vie de l’Insee, les écarts sont encore plus grands en réalité….

Lire la suite sur le site de l’Observatoire des Inégalités

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