Tourisme

Tourisme : la crise sanitaire a fait perdre 61 milliards d’euros de recettes en 2020

Interrogé le 8 janvier sur France 2 dans l’émission « Les quatre vérités », Jean-Baptiste Lemoyne [Secrétaire d’État chargé du Tourisme, des Français de l’étranger et de la Francophonie] a esquissé un premier bilan financier de l’impact de la pandémie de Covid-19 sur les recettes touristiques de la France. Il s’agit encore d’une estimation, en attendant la publication des comptes du tourisme. Mais, d’ores et déjà, le secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères, en charge du tourisme, a déclaré que « cette année 2020 a été un choc. C’est 60 milliards d’euros de recettes qui manquent à l’appel pour le tourisme français ».
Au total, les recettes touristiques de 2020 se seraient élevées à 89 milliards d’euros, soit 61 milliards de moins que les 180 milliards de la consommation touristique intérieure constatée en 2019 (représentant alors 7,4% du PIB). La baisse sur 2020 est donc de 34%. Un résultat qui aurait été encore bien pire sans la relative reprise du tourisme domestique et européen durant l’été dernier. Les régions les plus affectées par les effets de la crise sanitaire ont été avant tout l’Île-de-France (-23,1 milliards d’euros de recettes touristiques) mais aussi Auvergne-Rhône-Alpes (-7,2 milliards), Provence-Alpes-Côte d’Azur (-6,7 milliards), Occitanie (-4,5 milliards) et Nouvelle-Aquitaine (-4,1 milliards).
Jean-Baptiste Lemoyne a donné également quelques précisions sur l’origine de cette perte de recettes touristiques. Environ 32 milliards viennent du tourisme international (-52% par rapport à 2019), fortement impacté par les restrictions de déplacement hors espace Schengen et par la quasi-suppression des vols. Pour le tourisme domestique, le recul est de l’ordre de 29 milliards, soit une baisse de 48%. Mais Jean-Baptiste Lemoyne a relevé « une petite lueur d’espoir : la France a été plus résistante, plus résiliente, que les autres destinations mondiales ». En effet, « le moteur du tourisme européen a bien fonctionné l’été dernier […] et, surtout, la clientèle française a fait un été et un automne bleu-blanc-rouge ».
Malgré les fortes incertitudes qui pèsent sur la décision concernant la date de réouverture des stations de ski (remontées mécaniques), qui devrait être annoncée le 20 janvier par le Premier ministre, le secrétaire d’État au Tourisme a exhorté les Français concernés à ne pas annuler leurs réservations pour les vacances de février : « Attendez ! Rendez-vous le 20 janvier ! D’ici là, maintenez vos réservations. Il sera toujours temps d’annuler, parce que vous pourrez le faire sans frais grâce à l’engagement des fédérations » (de rembourser les réservations annulées, même au dernier moment). Il a rappelé aussi que la montagne ne se limite pas au ski et que « la moyenne montagne – les Vosges, le Jura – ont rencontré un succès assez significatif à Noël ».
Enfin, sur les aides au secteur, le secrétaire d’État chargé du Tourisme a indiqué que 16 milliards d’euros ont déjà été décaissés, en soutien des professionnels. Par ailleurs, les dispositifs mis en place seront maintenus « autant que nécessaire ».

Source : Localtis

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