Alimentation

Restauration scolaire : les communes s’interrogent sur leur capacité à tenir les objectifs de la loi Egalim

Une enquête de l’AMF dresse un panorama de l’adaptation de la restauration scolaire du premier degré à la loi Egalim, deux ans après sa parution. Les plus inquiètes et démunies sont les petites collectivités de moins de 10 000 habitants.

La loi Egalim du 30 octobre 2018 a fixé pour la restauration collective de nouvelles obligations lourdes à mettre en oeuvre, comme le fait d’acheter 50% de produits de qualité, labellisés, dont 20 % de bio d’ici à 2022, ou de bannir le plastique.

Or « une grande incertitude demeure sur le respect des seuils d’approvisionnement de 50 % de produits de qualité et durables, dont 20 % de produits bio, d’ici le 1er janvier 2022, pour près de la moitié des collectivités », en particulier pour les communes de moins de 10 000 habitants, résume l’enquête de l’AMF  dressant un premier panorama de la restauration scolaire après la loi Egalim d’octobre 2018.

Sur les 3000 communes et intercommunalités qui ont répondu, du 25 septembre au 16 octobre derniers, seules 36 % pensent pouvoir respecter ces seuils dans les temps et 3 % déclarent qu’elles ne le pourront pas.

Les plus petites communes (moins de 10 000 hab.) sont les plus inquiètes. 82 % d’entre elles font part de difficultés de coûts, de contraintes logistiques et du manque d’information sur l’offre locale. Paradoxalement, les plus grandes villes (+ de 30 000 hab) sont bien plus confiantes sur la possibilité d’atteindre les seuils de la loi, bien qu’elles constatent l’insuffisance de l’offre de produits bio à l’échelle locale. En outre, les contraintes de marchés publics et l’incapacité des producteurs locaux à répondre à leurs cahiers des charges constituent des barrières à l’accès de ces produits bio locaux.

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