Finances

Quel temps pour les finances locales : anticyclone ou œil du cyclone ? »

La Banque Postale a publié le 24 septembre, sa « Note de conjoncture sur les finances locales » qui
analyse les finances des collectivités locales françaises en 2019 dans leur ensemble et par
niveau de collectivités.

Selon la note « l’épargne brute des collectivités locales, avec 39,4 milliards d’euros, serait en
hausse de 8,5 %, et signifierait un record historique de l’autofinancement en 2019. Ce résultat d’ensemble serait permis d’une part, par une maîtrise confirmée des dépenses de fonctionnement, lesquelles, avec une évolution modérée de + 0,9 % (après + 0,5 % en 2018), s’élèveraient à 187,9 milliards d’euros. Et d’autre part, par une augmentation des recettes de fonctionnement (227,3
milliards d’euros, + 2,1 %) proche de la croissance économique en valeur : les recettes fiscales enregistreraient une croissance de 3,1 %, en lien avec le dynamisme des droits de mutation et de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, et les bases des taxes ménages. »

Ces évolutions  masquent néanmoins des disparités tant en termes de recettes (liées par exemple à la perte d’attractivité des territoires) que de dépenses (en raison de l’évolution démographique, du poids des dépenses d’aide sociale…) impliquant des difficultés particulières pour un certain nombre de collectivités.

Une nouvelle phase d’incertitudes fortes en matière de finances locales s’ouvre en 2020. La suppression de la taxe d’habitation entraînera pour les EPCI et les départements une capacité fiscale plus limitée et une nécessaire refonte des systèmes de redistribution financière.

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