Transport

Pierre Laurent interroge Christophe Castaner sur le référendum d’ADP

Le 20 juin dernier, Pierre Laurent sénateur de Paris, a interrogé Christophe Castaner sur le référendum d’ADP : « Vous avez du mal à digérer l’affaire mais il faudra vous y faire !  »

« Depuis tout juste une semaine, la procédure de recueil de signatures en faveur d’un référendum sur la privatisation d’ADP a été lancée. C’est une première ; une expérience démocratique inédite. La question est : la plus grande plateforme aéroportuaire de France restera-t-elle publique ou sera-t-elle livrée à des actionnaires, comme les autoroutes ? Or côté Gouvernement, c’est le silence radio : ouverture du site le 13 juin en catimini, aucune allusion dans les discours de politique générale du Premier ministre, aucun compte rendu de la rencontre au ministère de l’Intérieur avec les parlementaires qui ont lancé la démarche. Vous avez du mal à digérer l’affaire mais il faudra vous y faire ! Pas de compteur officiel mais une association en a créé un, qui affiche 235 832 signatures ce matin déjà. Il faudra y ajouter les nouveaux inscrits. Comment élargir la communication auprès du grand public ?. Quand mettrez-vous en place le comité de suivi ? Quels outils de communication mettrez-vous à disposition des maires pour impliquer les citoyens ?

Dans sa réponse, Christophe Castaner nie vouloir compliquer la procédure de recueil des signatures

Évidemment, il faut que l’outil de recueil des plus de 4 millions de signatures soit le plus opérationnel possible. Si nous avons connu quelques bugs, en particulier dans la nuit et encore, il suffisait de rafraîchir la page, c’est désormais fini. Il n’y a aucune volonté de compliquer les choses. La démarche est encadrée d’un point de vue légal. Nous devons vérifier l’identité des signataires, éviter une dénaturation de l’exercice par l’intervention de robots. Comme je l’ai dit lors de la rencontre au ministère, nous avons mis en place des tutoriels et des liens entre les sites de l’Intérieur et du Conseil constitutionnel. Dès qu’il y aura des signalements de dysfonctionnements, nous y remédierons. La loi n’autorise pas de campagne officielle ni de financement des partis qui participent à cette campagne. Mais chaque maire qui sollicite un « agrément » pourra l’obtenir et sera accompagné. L’Intérieur, qui travaille sous le contrôle du Conseil constitutionnel, n’a qu’un but : que l’outil permette à chacun de s’exprimer.

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