Crise COVID

Organisation de la campagne de vaccination : les collectivités en première ligne

L’ANECR a publié la semaine dernière (voir notre article du 6 janvier) des déclarations pour inviter les élu·e·s a exiger la création de centres de vaccination. Plusieurs autres association d’élu·e·s se sont également exprimées concernant l’organisation de la campagne de vaccination et le rôle essentiel des communes dans ce dispositif. C’est notamment le cas de l’AMF, de l’AMRF et de l’APVF. Retrouvez leurs communiqués :

À de nombreuses reprises, l’AMF a fait part de la forte volonté des maires de France d’être parties prenantes de la campagne de vaccination contre la Covid-19.

Si l’AMF a salué la mise en place de cellules territoriales de vaccination à l’échelle de chaque département, elle a insisté pour que les associations départementales de maires et présidents d’intercommunalité soient systématiquement associées à ces instances stratégiques propices à l’échange et au partage d’informations. Ces cellules territoriales sont chargées de veiller au maillage territorial de ces centres qui feront l’objet d’arrêtés préfectoraux. Concernant la mise en place des centres de vaccination, les lignes directrices pour leur constitution sont d’ores et déjà disponibles sur le site Internet de l’AMF.

L’adhésion de la population comme la mise en place d’une organisation de proximité sont indéniablement des critères de réussite de la campagne de vaccination sur lesquels les maires sont en capacité d’agir. Il est donc essentiel qu’ils soient bien associés en amont des prises de décisions de l’État en particulier pour éviter toute situation de tension ou d’afflux dans les territoires.

L’AMF a également invité l’État à s’appuyer autant que de besoin sur les partenariats existants localement entre les élus locaux et les professionnels de santé qui ont plus que jamais renforcé leurs liens depuis le début de la pandémie. Le recueil du consentement, notamment pour la première étape de la vaccination dans les établissements accueillant des personnes âgées dépendantes, est également un sujet de préoccupation majeur soulevé par l’AMF.

Le suivi de l’état de santé des patients vaccinés a enfin été pointé par l’AMF, notamment dans les EHPAD qui pour beaucoup n’ont plus d’infirmiers de nuit.

Faire remonter les difficultés du terrain

L’AMF, qui participe à de nombreuses réunions sur la stratégie vaccinale, invite les élus à faire remonter les éventuels blocages rencontrés ou à faire part de vos retours d’expériences à l’adresse mail suivante : dasoces@amf.asso.fr. Il vous est également possible de participer à la prochaine réunion de la commission Santé de l’AMF, consacrée à ce sujet, le 9 février 2021.

Source : AMF

Réuni sous la Présidence de Christophe Bouillon, ancien Député de Seine-Maritime et Maire de Barentin, le Bureau de l’Association des Petites Villes de France s’est vivement inquiété du démarrage chaotique de la campagne vaccinale, du peu d’informations dont disposent les Maires ainsi que des différences notables entre départements concernant la mise en place des centres de vaccination.

Cette lenteur et ce manque de clarté dans la stratégie nationale de vaccination sont les résultantes d’un système trop centralisé et bureaucratisé incapable de répondre aux défis logistiques que posent une campagne de vaccination de masse.

Les élus des petites villes déplorent le manque de concertation et d’informations claires des administrations centrales et déconcentrées de l’Etat ainsi que leur réticence à véritablement associer les collectivités locales à la stratégie et à la campagne vaccinales.

Si la politique sanitaire relève de l’Etat dans sa définition stratégique, sa déclinaison opérationnelle doit néanmoins être plus largement décentralisée. La faiblesse des moyens de l’Etat déconcentré le rend incapable de remplir efficacement sa mission. Dès lors, toute politique publique -dont celle de la santé- ne peut réussir sans une étroite implication des collectivités territoriales et une réelle application du principe de subsidiarité.

Ainsi, l’APVF demande des clarifications urgentes à l’Etat sur les aspects quantitatifs ainsi que sur les cahiers des charges relatifs aux centres de vaccination. Ces derniers varient d’un département à l’autre, ce qui réduit la lisibilité de l’organisation.

Les maires des petites villes proposent également d’instituer une instance consultative territorialisée, à l’échelon départemental afin que les élus locaux soient associés et impliqués dans la déclinaison de la stratégie vaccinale. Alors que les Préfets et les Agences régionales de santé (ARS) décident unilatéralement de cette dernière aujourd’hui, une telle instance doit permettre une co-construction et une mise en application plus efficiente de la politique de santé à l’échelon local.

Enfin, il apparaît nécessaire de s’appuyer sur tous les réseaux existants capables de vacciner : médecins et infirmiers libéraux, pharmaciens etc. Ils constituent un réseau maillé finement à l’échelle territoriale qui dispose d’un circuit logistique efficace.

Au-delà de la stratégie de vaccination qui doit continuer à être définie nationalement, il apparaît désormais essentiel de s’occuper de l’arrivée du vaccin jusqu’au « dernier kilomètre » dans tous les territoires. Dans cette optique, la crise sanitaire et les carences logistiques de l’Etat central mises en évidence soulignent une fois de plus le rôle incontournable des petites villes qui maillent le territoire.

Les élus des petites villes souhaitent donc, dans l’intérêt de tous, le succès global et rapide de la campagne vaccinale afin que celle-ci produise ses effets pour endiguer la pandémie. Pour ce faire, il est plus que jamais nécessaire et urgent d’associer et d’impliquer tous les élus de proximité pour relever cet immense défi sanitaire et permettre un retour à une vie économique, sociale et culturelle normale.

Source : APVF

L’Association des maires ruraux de France invite l’ensemble des maires à faire une réussite de la campagne de vaccination, à destination des personnes de plus de 75 ans, qui débute lundi 18 janvier 2021.
Alors que l’immense majorité des communes ne sera pas le lieu d’un centre de vaccination, l’AMRF rappelle le sens des responsabilités des élus pour faciliter la vie de ceux qui, hors Ehpad, souhaitent se faire vacciner alors qu’ils ne disposent d’aucun moyen de transport.
Comme ils l’ont fait à l’occasion du premier confinement, les maires ruraux, accompagnés par le personnel communal et les membres du CCAS, seront des facilitateurs pour l’inscription et l’accompagnement de nos aînés vers les centres de vaccinations, souvent avec la bienveillance de bénévoles, élus ou non.
Quand cela est possible, ils doivent être aidés par les opérateurs de mobilité pour organiser en lien, avec la cellule opérationnelle départementale, le transport des personnes volontaires et leur admission dans les listes d’inscrits.
Grâce à leur connaissance de la population, les élus ruraux témoignent encore une fois du rôle clé de la commune.

Source : AMRF

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