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Loi de financement de la Sécurité sociale 2021, intervention des députés GDR

Cette semaine lors de la discussion générale concernant la loi de financement de la Sécurité sociale à l’Assemblée nationale, les députés du groupe GDR Pierre Dharreville et Alain Bruneel se sont exprimés, retrouvez leurs interventions :

Intervention de Pierre Dharreville :

Depuis trois ans maintenant, nous dénonçons les budgets de la sécurité sociale qui se succèdent, nous dénonçons les choix politiques qu’ils représentent, nous dénonçons l’affaiblissement de la sécurité sociale, nous dénonçons la casse de l’hôpital public. Ces budgets en ribambelle nous ont conduits, les uns après les autres, dans cet état de grande pénurie, de fragilité extrême, de dénuement face au surgissement du virus. Le Gouvernement a été rattrapé par le réel. La situation dans les hôpitaux est catastrophique : c’est le revers de la médaille d’une politique qui renonce à prendre l’argent là où il est.

Dans les établissements, la tension est palpable. La colère aussi ; elle est encore montée d’un cran, avec un brin de désabusement supplémentaire. Au moment où l’on constate une grande perte de sens, entendre la rengaine habituelle – « c’est un problème d’organisation » – exaspère. Vous avez beau répéter qu’aucun gouvernement n’a fait autant pour la santé, ça ne va pas. Le Ségur de la santé ne rattrape pas le retard pris pendant des années, ne concerne pas tous ceux et toutes celles qu’il devrait embrasser et ne saurait être présenté pour solde de tout compte. Il nous fait seulement passer de la 22e à la 18e place européenne pour la rémunération des infirmières ; le personnel continue à s’en aller, ne souhaitant pas persister à vivre ce jour sans fin…

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Intervention d’Alain Bruneel :

À l’heure où l’on fête les 75 ans de la sécurité sociale, le PLFSS pour 2021 qui nous est présenté est un budget de crise. Il montre que le Gouvernement a été pendant un temps rattrapé par le réel, car jusqu’à présent vous aviez refusé d’ouvrir les yeux sur l’ampleur de la colère hospitalière.

Le personnel soignant avait déjà tiré la sonnette d’alarme depuis plusieurs mois avant que l’épidémie ne frappe notre pays. La souffrance était à son comble et la moitié des services d’urgences étaient en grève en septembre 2019 pour réclamer des embauches, des hausses de salaires et des ouvertures de lits.

Quatre plans ont été annoncés entre 2018 et 2019 sans que les moyens ne soient jamais à la hauteur des revendications du monde de la santé. Pendant trop longtemps, l’exécutif leur a opposé la même réponse : ce n’est pas un problème de moyens financiers, mais un problème d’organisation…

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