Transport

Ligne ferroviaire : « Il y a une forme d’injustice territoriale », reconnaît le futur président de la SNCF

Jean-Pierre Farandou, le futur président de la SNCF était auditionné hier, par la commission de l’Aménagement du territoire et du développement durable du Sénat.

Lors de cette audition, il a entre autre, été interrogé sur la politique à mener en faveur des petites lignes.

Après avoir insisté sur l’importance pour la SNCF de se transformer rapidement pour faire face aux mutations du secteur et à l’impératif de développement durable, Jean-Pierre Farandou a assuré aux sénateurs qu’il était conscient de « l’importance » et du « rôle » des petites lignes. « On a bien entendu que les petites lignes sont un élément très important de l’aménagement du territoire. »

les financements de l’État, pour régénérer ce qu’on appelle les trains d’équilibre du territoire (TET), sont en croissance, mais qu’ils pourraient se révéler insuffisants. « Il y a eu un effort de fait. On est passé de 150 millions par an à 300. Il faut peut-être aller encore un peu au-delà. » Sur ce point, le futur président du directoire de la SNCF espère trouver des réponses dans le rapport très attendu que remettra un jour le préfet François Plilizot. « Comme vous, je suis impatient que ce rapport sorte », a t-il commenté.

« En tant que citoyen on peut être perturbé par le fait que des pans importants de notre territoire soient passés à côté du TGV. On peut le comprendre, on connaît la raison : c’est que les densités de populations desservies ne justifiaient pas quelque part l’énorme investissement de lignes nouvelles », a répondu le futur numéro un de la SNCF. « Il y a une forme d’injustice territoriale, je peux tout à fait le comprendre […] Les élus ont compris que ça ne pouvait pas être de la ligne à grande vitesse comme ailleurs mais il y a une réponse possible. »

Là aussi, le dirigeant compte sur les plans d’amélioration des lignes : 700 millions d’euros annoncés pour le Paris-Toulouse, un milliard pour le Paris-Clermont, 700 pour le matériel. « L’échéance de temps qui a été donnée, c’est 2025. C’est ambitieux. Il ne va pas falloir mollir, il ne va pas falloir chômer », souffle le futur président.  Une promesse est faite aux sénateurs, mais aussi en direction des élus locaux, avec lesquels il promet de travailler : « Je m’engage, si je suis président de la SNCF, à mettre toute notre énergie à ce que ces plannings soient tenus. »

Source : Public Sénat

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