Politique de la ville

Les Français portent un regard sombre sur les quartiers « sensibles »

Insécurité, difficultés sociales mais aussi solidarité et jeunesse méritante… Comment les Français voient-ils les quartiers dits « sensibles » et comment se construisent ces représentations ? Une étude publiée le 11 septembre 2019, réalisée par le Crédoc à la demande du Observatoire national de la politique de la ville(CGET), via l’Observatoire national de la politique de la ville (ONPV), permet de suivre l’évolution de l’opinion et analyse les principaux facteurs qui façonnent l’image des quartiers.

Interrogés sur leur vision des quartiers « sensibles » pour l’ONPV, les Français associent spontanément ces territoires à l’insécurité (56 %), aux difficultés sociales (29 %) et à la relégation territoriale (16 %). Cependant, les quartiers « sensibles » sont également porteurs d’images positives : forte solidarité entre les habitants, dynamisme des associations et jeunesse méritante.

Afin d’améliorer les conditions de vie des habitants de ces territoires, 88 % des Français attendent de l’État une plus grande intervention.

L’étude se penche sur les canaux d’information par lesquels les individus s’informent sur les quartiers « sensibles » et se créent leurs représentations. Le premier média consulté est la télévision, par le biais des journaux d’actualité (71 %), suivi de la presse écrite (28 %) et de la radio (23 %). Comme l’a évoqué le 28 février dernier le Conseil national des villes, les médias audiovisuels véhiculent une image stéréotypée et négative des habitants des quartiers populaires.

L’avis des Français est également influencé par les liens tissés avec les quartiers « sensibles » : ceux qui y vivent ou qui y connaissent des proches n’ont pas le même regard que ceux qui n’ont aucune expérience de ces territoires.

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