Santé

La très forte mobilisation des personnels de l’hôpital public oblige le président de la République à enfin réagir

La mobilisation des personnels des hôpitaux et des usagers d’hier a été une très grande réussite, tant sur le nombre de manifestants, qui étaient plusieurs milliers à Paris et dans toute la France, que sur le rapport de force qu’elle a créé depuis maintenant près d’un an. La lutte pour un service public hospitalier de qualité est devenue en quelques mois une revendication populaire.

Les sénatrices et sénateurs du groupe CRCE ont manifesté aux côtés des personnels en lutte et soutiennent leurs revendications qui sont justes et légitimes. Le groupe avait déposé  une proposition de loi portant mesures d’urgence pour la Santé et les hôpitaux, au terme de leur Tour de France des hôpitaux et des EHPAD.

Le plan d’urgence porte notamment sur :

-  L’augmentation de l’ONDAM à 4,5 % pour atteindre une hausse de 10 milliards
-  Une embauche de 100 000 personnes à l’hôpital et 300 000 en 3 ans pour les EHPAD
-  Une revalorisation des salaires et une reconnaissance de la pénibilité des métiers de la santé
-  Le renforcement des EHPAD
-  La lutte contre les déserts médicaux
-  La reconstruction d’une psychiatrie humaine
-  Un moratoire sur la fermeture de lits et de services

Cette proposition de loi comme les revendications que portent les soignants depuis des mois ont été balayées d’un revers de main par Madame Buzyn et son gouvernement au profit de mesures d’austérité.

Le 12 novembre dernier, ils ont déposé une motion d’irrecevabilité rejetant le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2020, qui, loin de répondre aux revendications et aux besoins de nos concitoyens, nous condamne à des restrictions d’une ampleur inédite.

Cette motion a été rejetée. Néanmoins, au vu de la mobilisation massive de ce jeudi 14 novembre, le Président de la République, contraint de réagir, a promis des mesures supplémentaires pour l’hôpital lors d’une allocution dont le Premier ministre dévoilera le contenu le 20 novembre prochain.

En conséquence, et en raison notamment du mépris affiché par le Gouvernement pour le travail parlementaire, la grande majorité des sénatrices et sénateurs de toutes les sensibilités politiques ont décidé de refuser de voter le titre III du projet de loi portant sur les recettes et de réexaminer le projet de loi une fois les mesures du Gouvernement dévoilées.

 

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