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La sénatrice Laurence Cohen (CRCE) alerte le Ministre de l’Agriculture sur les dangers des néonicoticoïdes

Dans le cadre des questions au Gouvernement, la sénatrice Laurence Cohen a alerté le ministre de l’Agriculture Julien Denormandie suite de son annonce selon laquelle les producteurs de betteraves seraient autorisés à les utiliser à nouveau des néonicoticoïdes à partir de 2021 :

Mme Laurence Cohen attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur les risques graves que présentent les néonicotinoïdes sur les insectes pollinisateurs comme les abeilles, à la suite de son annonce selon laquelle les producteurs de betteraves seraient autorisés à les utiliser à nouveau à partir de 2021. Un communiqué à été publié à ce sujet le 6 août 2020 sur le site du ministère.

Les néonicotinoïdes sont interdits en France depuis le 1er septembre 2018, en vertu de la loi n° 2016-1087 du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages. À cette époque, la secrétaire d’État chargée de la biodiversité avait insisté sur l’importance de ne pas avoir de dérogations mais une interdiction ferme de ces produits.

Selon une étude de 2015, les plantes se trouvant près de cultures traitées aux néonicotinoïdes sont très largement contaminées. Ces produits agissent sur le système nerveux des abeilles et perturbent leur sens de l’orientation ainsi que leur capacité à se reproduire.

De plus, les néonicotinoïdes sont des produits persistants qui polluent les sols, les cours d’eau et les nappes phréatiques, mettant plusieurs années à se dégrader. Si la souveraineté alimentaire est certes importante, elle ne saurait se faire au détriment de la biodiversité.

En 2018, l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail), recommandait, dans une note, « d’accélérer la mise à disposition de méthodes alternatives, efficaces et respectueuses de l’Homme et de l’environnement, pour la protection et la conduite des cultures. »

Ainsi, elle lui demande quelles actions il entend mettre en place pour privilégier des alternatives et promouvoir une agriculture respectueuse de la biodiversité, et s’il compte renoncer aux dérogations.

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