Sécurité

[Juridique] le dispositif de participation citoyenne se caractérise par le rôle pivot confié au maire

Une circulaire du ministère de l’Intérieur publiée le 6 mai, inscrit le dispositif de participation citoyenne dans le cadre de la mise en œuvre de la police de sécurité du quotidien qui comprend un volet relatif au renforcement du lien entre les forces de sécurité de l’Etat et la population.

Le dispositif de participation citoyenne vise à favoriser le rapprochement entre les forces de sécurité de l’Etat, les élus locaux et la population, à développer auprès de celle-ci une culture de la prévention de la délinquance ainsi qu’à améliorer les conditions d’exercice des missions dévolues aux forces de sécurité de l’Etat, précise la circulaire.

Elle décrit le rôle de chacun.

Ce dispositif se caractérise par le rôle pivot confié au maire. Celui-ci peut en effet disposer de relais entre la population et les forces de sécurité étatiques qui doivent demeurer son interlocuteur privilégié. Le maire pourra le cas échéant associer son service de police municipale, ou les gardes champêtres qu’il emploie, aux différentes phases du dispositif à savoir, la recherche de l’engagement de la population, le choix des citoyens référents, la connaissance des informations échangées ainsi que l’évaluation et l’adaptation du dispositif.

La circulaire comprend un modèle de protocole, commun aux forces de sécurité de l’Etat, qui est rendu obligatoire.

Conclu pour une durée de trois ans et renouvelé par tacite reconduction, ce protocole formalise les relations entre le maire, les policiers et gendarmes référents et les citoyens référents.

Enfin, s’agissant de l’identification du dispositif, la circulaire comprend en annexe un logotype que les maires des communes intégrant ce dispositif pourront utiliser, renforçant ainsi sa visibilité.

Cet article a 1 commentaire

  1. Culture de Prévention de la délinquance?! au moment où la loi de 45 concernant les mineurs et la justice est balayée. Au moment où la protection de l’enfance et de l’adolescence est balayée. Au moment où les prisons implosent, la justice s’essouffle. Le rapprochement population et police !? au moment où les violences policières mettent à genoux des gamins mains sur la tête ou leur enfonce un sac sur leur tête. Où les patrouilles militaires se banalisent en état d’urgence pérénisé installant un trait d’union entre délinquance et terrorisme. Ce dispositif est plus prédictif que préventif. Il est le symptôme d’un état en panique et son effet de répression. Il est aussi un fantasme. Celui de pouvoir empêché et non plus interdire la délinquance avant tout passage à l’acte. Minority Report n’est plus une fiction. Cette circulaire vise à habituer la population à non plus une vigilance citoyenne de voisinage mais à une collaboration organisée, drivé par un Maire déjà officier de police judiciaire. Citoyens référents ?? Habilités ? Devront-ils dénoncer? Intervenir façon Ben Alla ? J’exagère ? Suivons la logique qui oriente le ministère Castaner et nous pourrons être éclairés sur les applications systémiques d’une telle circulaire. Il s’agit bien de révéler le régime de vérité qui sous-tend une telle initiative. Prévention: une culture ? Renforçons l’école, la vie associative, les protections sociales, la justice fiscale, l’emploi et la formation de la jeunesse. Donnons des moyens d’existence en lien avec des polices de proximité sachant interpréter sur le terrain les situations sensibles grâce à leur conversations avec les personnes habitant des lieux de tensions. Dégageons les services de police de l’obligation de faire du chiffre. Arrêtons de pervertir la sécurité en une assurance d’éradication. A quand les milices privées gérant le prédictif à coups de technologies installant un œil absolu empêchant désormais l’intimité, la discrétion sous un ordre à circuler ou stationner en liberté? Pas de sécurité sans liberté!

Laisser un commentaire

Fermer le menu
CIDEFE
ut fringilla vel, risus. odio vulputate, felis Phasellus ut ipsum