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Hôpitaux publics : le gouvernement ne semble toujours pas avoir changé de logiciel – (CRCE)

Alors que les sénatrices et sénateurs du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste ont ces trois dernières semaines, réitéré leurs demandes lors de deux questions d’actualité et du débat de la loi de finances rectificatives, de moyens supplémentaires pour les hôpitaux, relayant les revendications des personnels hospitaliers en grève depuis plus d’un an, le gouvernement a accepté de débloquer 2 milliards d’euros.

Cet argent indispensable à l’achat de matériels notamment les masques, les gants… ne pouvait répondre ni à la gravité de la pandémie ni à la crise réelle que vit l’hôpital. Raison pour laquelle, le groupe CRCE a demandé l’examen en urgence d’un budget de la Sécurité sociale rectificatif, ce qui lui a été refusé !

Les politiques suivies, depuis le Plan Juppé, sont responsables de la casse de notre système de santé, or le gouvernement ne semble pas en tirer des leçons. Ainsi, le nouveau ministre Véran, suit les traces funestes d’Agnès Buzyn, en annonçant une prime spéciale pour les soignants pour un montant de 1 milliard d’euros, au lieu d’augmenter les salaires, d’ouvrir des lits, de titulariser et d’embaucher du personnel.

Dans l’édition du quotidien Les Échos du 2 avril, le rapporteur LREM du Budget à l’Assemblée nationale, a reconnu que « le correctif budgétaire voté il y a dix jours avait un caractère provisoire, et (que) les montants sont revus en conséquence à mesure qu’on avance dans la crise ».

Le gouvernement semble naviguer à vue, ne prenant même pas la peine d’informer la représentation parlementaire ! Nous avons appris par la presse, une provision de 3,1 milliards d’euros supplémentaires pour les dépenses de santé. C’est une bonne chose, mais nous aimerions connaître les mécanismes de financement et le but qui lui est assigné.

De plus, nous sommes inquiets de la déclaration du directeur de l’Agence régionale de santé (ARS) Grand Est, qui a estimé ce vendredi 3 avril qu’il n’y avait « pas de raison » d’interrompre la suppression sur cinq ans de 174 lits et de 598 postes au CHRU de Nancy. Ainsi alors que la pandémie de Covid-19 démontre l’impérieuse nécessité d’ouvrir des lits, d’augmenter les salaires et d’embaucher du personnel, comme nous le demandons depuis des années, le gouvernement ne semble toujours pas avoir changé de logiciel, même si le ministre Véran a tenté de ‘’temporiser’’

Nous le savons toutes et tous, l’hôpital, les EHPAD, le secteur de la santé comme du médico-social ont besoin, de toute urgence, de moyens conséquents chiffrés à au moins 10 milliards.

Il y a urgence à sortir des discours martiaux assortis des pleins pouvoirs à l’exécutif et surtout de s’affranchir des règles de l’austérité budgétaire imposée par l’Union européenne, sur ordre du marché. Il y a urgence à investir massivement, pour l’hôpital, avec le déblocage de 10 milliards d’euros pour la santé et le recrutement de 100 000 personnels soignant·es. Il y a urgence à investir dans les EHPADS avec le recrutement de 300 000 personnes sur trois ans.

Les sénatrices et sénateurs du groupe Communiste Républicain Citoyen et Ecologiste demandent une véritable transparence sanitaire dans les mesures d’urgence pour lutter contre la pandémie de Covid-19 et l’examen d’un budget de la sécurité sociale (PLFSS) rectificatif. La Santé n’a pas de prix !

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