Education

Harcèlement scolaire : les maires ont aussi un rôle à jouer

Un rapport parlementaire souligne la gravité du harcèlement scolaire en France. Parmi ses préconisations, plusieurs visent à renforcer la place des collectivités parmi les acteurs de la lutte contre ce phénomène.

Dans son rapport de mission sur le harcèlement scolaire, remis le 13 octobre à Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, et à Éric Dupont-Moretti, garde des Sceaux, le député du Finistère Erwan Balanant émet plusieurs propositions concernant le rôle des élus locaux.
Avant cela, le rapporteur rappelle qu’au moment de l’examen du texte pour l’école de la confiance, adopté en juillet 2019, il avait fait voter un amendement instituant « le droit pour les enfants à une scolarité sans violence et sans harcèlement ». Amendement qui, selon son propre aveu, « n’en restait pas moins qu’une déclaration d’intention législative ». Il fallait aller plus loin pour traiter ce que le Premier ministre nomme dans sa lettre de mission « un enjeu prioritaire du ministère de l’Éducation nationale ».
Dès l’introduction, un constat alarmant est dressé : « En France, 10% des élèves sont affectés [par le harcèlement scolaire], soit environ 700.000 élèves. Cela correspond, en moyenne, à deux ou trois enfants par classe. Il existe cependant des variations selon les âges : en primaire, 12% des élèves sont touchés, contre 10% au collège et 4% au lycée. » De plus, « le phénomène impacterait les enfants de manière plus précoce et se renouvelle également sous de nouvelles formes, notamment le cyberharcèlement ». Quant aux conséquences du harcèlement scolaire, elles sont lourdes : « La peur des agressions à l’école expliquerait environ 25% de l’absentéisme au collège et au lycée », et « un quart des victimes de harcèlement scolaire a déjà envisagé le suicide ».

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