Eau/assainnissement

Gestion publique de l’eau : 9 maires demandent les conditions d’un débat démocratique

Dans un communiqué, « neuf maires de l’EPT 12 exigent les conditions d’un débat démocratique sur la gestion de la distribution de l’eau potable, ressource indispensable à l’avenir des habitant·e·s et des générations futures ».

Depuis plusieurs mois, nos villes sont engagées dans un travail d’étude pour la mise en place d’une régie publique de distribution de l’eau. Cette ressource est un bien vital rare dont le contrôle démocratique est un enjeu majeur du XXIème siècle à l’heure où les crises sociales et environnementales éprouvent notre société.

Le transfert de la compétence de distribution d’eau des villes vers les Territoires, nouvelles intercommunalités créées par la loi en 2016, a ouvert la possibilité de sortir du SEDIF et de sa délégation de service public à VEOLIA. Nos 9 villes pensent que la régie publique est un atout, comme l’ont prouvé plus de 300 villes ou intercommunalités, de Grigny à Nice, en sortant ce bien commun de la mainmise des multinationales, pour permettre une facturation plus juste et un contrôle par les citoyen·ne·s.

Un travail a été engagé pour étudier les conditions de mise en oeuvre d’une telle régie. Ce processus a entraîné un bras de fer avec le SEDIF. A travers son Président, le syndicat a fait savoir qu’il obligerait nos communes, dans le cas d’une sortie du SEDIF, à créer un réseau parallèle de canalisations (dite déconnexion physique) ce qui augmenterait le prix de vente de l’eau.
Nous contestons ces hypothèses car elles engendreraient des travaux pharaoniques et coûts supplémentaires inutiles alors que les usagers de nos communes ont déjà payé le réseau existant

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