Transport

Ferroviaires : les organisations ­syndicales cheminotes déclenchent un droit d’alerte économique

Réunis le 25 septembre 2019, en plénière du Comité Central de la SNCF, la CGT des cheminots et les élus du Comité Central Groupe Public Ferroviaire (CCGPF) ont déclenché l’ouverture d’une procédure d’alerte économique sur les conséquences de la mise en place de la « nouvelle SNCF ».

Toutes les organisations syndicales ont adopté une position commune de rejet de la mise en place de la nouvelle SNCF au 1er janvier 2020 et soulevé un nombre important d’incohérences et d’absences de réponses de la part de la direction de l’entreprise.

Fort d’une expertise économique votée à l’unanimité, l’ensemble des élus ont mis au pied du mur une direction d’entreprise incapable d’apporter des réponses fiables.

Une procédure de droit d’alerte économique du Comité Central de l’Entreprise a donc été ouverte. Elle vise à obtenir des réponses claires de la direction sur une situation que les élus du CCGPF jugent préoccupante, notamment concernant :

  • La création des sociétés anonymes en lieu et place des EPIC ;
  • L’ouverture à la concurrence et ses conséquences sur l’activité ;
  • L’avenir de Fret SNCF et sa filialisation ;
  • La filialisation de Gares et Connexions et son modèle de production ;
  • La trajectoire financière de SNCF Réseau ;
  • La sécurité ferroviaire ;
  • Les conséquences sur l’emploi et les conditions de travail des cheminots ;
  • L’avenir du Réseau et particulièrement des lignes 7 à 9 dites « petites lignes ».

Ce droit d’alerte économique, inédit car celui-ci concerne l’ensemble des activités du Groupe Public Ferroviaire, se fait l’écho des inquiétudes des cheminots, confrontés à des années de restructurations et de mauvais choix stratégiques de l’entreprise.

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