Education

Le Parlement a adopté définitivement le projet de loi pour une École de la confiance

Le 4 juillet, le Sénat a examiné les conclusions de la commission mixte paritaire sur le projet de loi pour une école de la confiance. Il a ensuite définitivement adopté le projet de loi, dans sa rédaction issue du texte de la commission mixte paritaire.  (En savoir plus sur les dispositions adoptées)

Le groupe communiste, républicain, citoyen et écologiste a voté contre. Explication de vote par Céline Brulin, sénatrice de Seine-Maritime (groupe CRCE)

« Pas moins de 362 écoles seront fermées à la rentrée. Aucune sans l’accord du maire, a promis le président de la République, mais à force de baisse des dotations, de pressions plus ou moins amicales, certains se résignent, d’autres se tournent vers la justice. Monsieur le ministre, vous aviez pourtant promis le dialogue… L’Association des maires ruraux a montré que depuis trente ans le nombre d’écoles avait diminué quatre fois plus que le nombre d’enfants. Aujourd’hui, ces fermetures deviennent insupportables. Seul motif de réjouissance, la forte mobilisation a eu raison des établissements publics locaux des savoirs fondamentaux (EPLSF) qui auraient accéléré l’affaiblissement du service public de l’éducation dans nos territoires. Contrairement aux annonces du président de la République, la généralisation des classes à moins de 24 élèves en grande section, CP et CE1 ne sera pas pour cette rentrée. À Rouen, des classes de maternelle comptent 30 élèves ! La scolarisation à 3 ans aura des conséquences budgétaires pour les communes. Dans l’académie de Rouen, 45 postes en moins étaient offerts au concours de professeur des écoles par rapport à l’an dernier. Au plan national, ce sont 800 postes qui ne sont pas pourvus, preuve de la dégradation de l’attractivité du métier. Aucune de nos craintes n’est levée sur le sort des assistants d’éducation qui risquent de ne plus avoir de tuteurs. Dans ce contexte de pénurie organisée, ils pourraient se retrouver seuls devant une classe. Si la formation continue des enseignants hors temps de travail a été supprimée, un décret permet de réquisitionner les enseignants sur leur temps de vacances. Sur l’école inclusive, nous craignons que les petites avancées pour les AVS et AESH se heurtent à la réalité. Malgré la circulaire imposant des contrats de trois ans, certaines académies continuent de faire signer des contrats d’un an. La rentrée s’annonce chaotique pour les AESH. Enfin, un mot sur les établissements d’enseignement international, institutions élitistes et discriminantes, illustration d’une école à deux vitesses. C’est une stratégie des élites pour mieux contrôler leur reproduction sociale. Ce n’est pas moi qui le dis, mais l’historien Arnaud Teyssier dans le Figaro ! Si ce texte a été voté dans les deux chambres, le pays – acteurs de l’éducation, élus locaux, parents – ne l’a pas accepté et se mobilise. C’est pourquoi le groupe CRCE votera contre ce texte ».

 

 

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