Santé

Désertification médicale : l’APVF et « Villes de France » font des propositions

Un colloque coorganisé par l’Association des petites villes de France (APVF) et Villes de France s’est tenu hier à Paris. Il a réuni l’ensemble des acteurs de la santé dans les territoires autour de la question de la désertification médicale : Quel constat ? Quelles solutions ? Le sujet de la régulation de l’installation des médecins libéraux a été au cœur des discussions.

7 propositions communes et partagées pour lutter contre la désertification médicale ont été adoptées :

  • Non-conventionnement par la sécurité sociale des praticiens dans les zones en sur-numéraire.
    Son principe serait de conventionner de nouveaux médecins que dans les zones où le nombre
    de médecins par habitant est inférieur à un seuil fixé.
  • Créer des « Territoires prioritaires de santé », placés au même rang de priorité que les
    « quartiers prioritaires » de la politique de la ville. Un tel dispositif permettrait une meilleure
    identification des enjeux transversaux de l’accès aux soins (liés aux questions de cadre de vie,
    d’attractivité économique, de mobilité, etc.) et devrait ouvrir le droit à de nouveaux
    financements de l’Etat.
  • Développer la pratique de mutualisation des praticiens hospitaliers dans les bassins de vie afin
    d’élargir l’accès aux soins.
  •  Développer les formations de maître de stage des universités dans les zones sous-denses afin
    de s’assurer que davantage d’étudiants en médecine puissent effectuer des stages dans ces
    territoires.
  •  Inciter à l’expérimentation du concept de « responsabilité populationnelle » qui permet, par
    une étude des besoins en matière de santé d’un territoire, de proposer une offre de services
    accessibles, continus, globaux et de qualité en misant sur la prévention.
  • Développer et accompagner tant techniquement que financièrement l’innovation en matière
    de télé-consultation, télé-médecine pour permettre l’accès à des expertises sur l’ensemble des
    territoires. Sur 400 millions de consultations, seules 1 à 2 % se font à distance aujourd’hui.
  • Réaffirmer la place et le pouvoir de décision de l’élu dans les conseils de surveillance des
    centres hospitaliers. Aujourd’hui, les élus locaux n’ont plus un véritable de pouvoir de décision
    sur la politique menée par les hôpitaux, il s’agit de leur en redonner.

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Cet article a 1 commentaire

  1. Bonjour, il serait bien qu’il y ai une carte de france découpé en territoires en fonction du nombre d’habitants, que les jeunes médecins doivent choisir dans cette carte les choix disponibles.
    Par exemple 2 ou 3 médecins par maison médicale, couvrant une astreinte à tour de rôle, donc 7/7 et 24h/24, salariés.
    travaillant en équipe avec infirmière, aide-soignante et personnel à domicile, avec réunions régulières pour le suivi des personnes (comme à l’hopital),, les médecins seraient moins surchargés, la charge réparties avec les autres intervenants
    aide suivant les cas à la diététique , hygiène, relation sociale, tout ce qui améliorer le mode de vie ,donc la santé
    s’autonomiser dans les soins pour les virus saisonniers (rhume,gastro..) par des moyens simples à la portée de tous!
    Bref, une médecine qui ne soit pas du business! préventive, plus proche du terrain…

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