Politique de la ville

Action cœur ville : « 2021 va être une année d’amplification et d’accélération »

Pour sa troisième année et en dépit d’une crise profonde depuis un an, le programme Action coeur de ville tient ses promesses. Avec 2,10 milliards d’euros engagés au 1er janvier, non seulement le rythme d’investissement n’a pas faibli mais le regain d’attractivité des villes moyennes se confirme, comme le montre un bilan à mi-parcours. L’arrivée des outils de la relance devrait donner un coup d’accélérateur en 2021.

Malgré les nombreux obstacles mis sur sa route en 2020 – report des élections, avec parfois l’arrivée de nouvelles équipes et, surtout, crise aux effets multiples – le programme Action coeur de ville n’a pas faibli. « Déjà 2,10 milliards d’euros » ont été engagés au 1er janvier 2021 sur les 5 milliards de fonds « sanctuarisés » d’ici à 2022, s’est félicité le directeur du programme, le préfet Rollon Mouchel-Blaisot, lors de la présentation d’un bilan à mi-parcours, mercredi 17 mars. « Si on nous avait dit qu’on obtiendrait de tels résultats, on aurait signé ; l’année 2020 a été extrêmement difficile », a-t-il rappelé.

Les échéances électorales ont entraîné quelques retards mais, fin mars, toutes les villes auront signé leur convention, à l’exception d’une, en outre-mer, où la municipalité est en conflit ouvert avec son intercommunalité… Avec une telle feuille de route entre leur main, « 2021 va être une année d’amplification et d’accélération », anticipe le préfet, se référant aux nombreux outils complémentaires déployés dans le cadre du plan de relance. Si la ministre de la Cohésion des territoires, Jacqueline Gourault, aime à dire que le programme est un « accélérateur de la relance », l’inverse est vrai aussi. « Si on veut réussir la relance, il faut que des projets soient prêt », souligne le directeur, rappelant que les municipalités y travaillent depuis plus de deux ans déjà (le programme ayant été lancé en 2018) et que « des milliers de projets sont prêts ». Quelque 7.000 projets devraient ainsi sortir de terre.

Que ce soit la rénovation des hôpitaux lancée d’ici l’automne prochain dans le cadre du Ségur, les 400 millions d’euros dévolus aux Territoires d’industrie, la rénovation des bâtiments publics, le fonds Friches de 300 millions d’euros, la réhabilitation de 6.000 commerces, sans parler de la relocalisation de services des finances publiques : tous ces dispositifs concernent une « part très significative de nos villes moyennes ; c’est de l’emploi, de l’attractivité renforcée », souligne-t-on dans l’entourage de la ministre de la Cohésion des territoires. « Si on ajoute tous ces investissements liés à la relance, ce ne sont pas 5 milliards d’euros, c’est peut-être le double. »

Au sommaire :

  • Attractivité retrouvée ;
  • Sobriété foncière.

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